5E – Travail à la maison 2

Vendredi 9 avril
Temps d’activité : 2 heures


Après une première séance qui nous a permis d’entrer dans l’univers du récit d’anticipation, nous allons commencer l’étude de l’œuvre de Stefan Wul. Notez à chaque fois les titres dans la partie séquence de votre classeur puis faites les activités proposées.

II. Incipit du roman de Stefan Wul

→ Répondez au crayon de papier dans la leçon :
1) Qu’est-ce que l’on appelle l’incipit d’un roman ?
2) Que pensez-vous du titre du roman : Niourk ?

Une fois le travail fait, recopiez la correction dans votre leçon

L’incipit d’un roman est le début d’un roman. On y découvre le cadre (lieu et moment), les personnages et le début de l’histoire.

Le titre du roman ressemble à un bruit, ce que l’on appelle une onomatopée en français.

1) Le cadre

   →  Lisez avec la plus grande attention le texte qui débute Niourk, le roman de Stefan Wul puis essayez de placer la tribu sur la carte :

La tribu avait élu domicile dans la vaste dépression située entre la chaîne Cuba au Nord, les monts Haït à l’Est et les lointains contreforts du massif Jamaï. L’herbe y était toujours verte et le gibier abondait.

Activité

→ Dans le classeur, collez la carte qui vous a été distribuée et faites une croix à l’endroit où se trouve la tribu. Répondez au crayon de papier à la question suivante :

1) Qu’y a-t-il de surprenant lorsque l’on relit la dernière phrase ?

Une fois le travail fait, recopiez la correction dans votre leçon

La tribu se trouve entre Cuba, la Jamaïque et Haïti, à l’endroit où se trouve actuellement la mer des Caraïbes. La dernière phrase est surprenante puisqu’elle dit que l’on y trouve de l’herbe et du gibier.

→ Lisez le texte puis répondez aux questions.

La tribu avait élu domicile dans la vaste dépression située entre la chaîne Cuba au Nord, les monts Haït à l’Est et les lointains contreforts du massif Jamaï. L’herbe y était toujours verte et le gibier abondait.

Les hommes se mettaient à plusieurs pour traquer les meutes errantes, qui se voyaient rabattues vers les marécages et criblées d’éclats de corail. Puis ils dépeçaient les chiens sauvages et revenaient chargés de viande.

Vers le soir, ils arrivaient en vue du village de tentes… Ils jetaient leur chasse au milieu du brasier préparé par les femmes et la viande grésillait dans les flammes.

Ensuite, Thôz piquait les morceaux du bout de sa lance de chef et distribuait la pitance. Chacun mastiquait lentement sa part de chair mal cuite et de cendres craquantes.

Quand les hommes avaient assez mangé, ils se retiraient et, assis à la porte des tentes, riaient grassement au spectacle des femmes et des enfants se précipitant à leur tour pour sucer les os, lécher le sang sur le sol et se brûler les doigts en cherchant des morceaux oubliés dans la braise. Ils les traitaient de mangeurs d’herbes, car la viande était en principe réservée aux chasseurs.

Thôz était grand et fort, le plus fort de tous. Des muscles roulaient sous sa peau brune, lacérée de vieilles cicatrices. Sa barbe blonde s’étalait largement sur sa poitrine puissante, contre laquelle il avait un jour étouffé un jaguar. Et pourtant, Thôz inclinait le front devant « Celui-qui-sait-tout », qu’on appelait aussi le Vieux. Il lui portait toujours la première part, dans sa tente encombrée d’objets bizarres offerts par des dieux dont il était l’ami.

Le Vieux avait vu naître tous les membres de la tribu. Nul ne se souvenait de l’avoir connu jeune. D’ailleurs, pour ces esprits barbares, le passé devenait brumeux au-delà de quelques saisons.

Il portait, roulé plusieurs fois autour de son torse maigre, un long collier de vertèbres dont chacune avait appartenu à un chef ou à un chasseur fameux. Il ajoutait ainsi à son propre prestige celui des ancêtres disparus.

Niourk, Stefan Wul, 1957.

1) Après avoir lu le texte, précisez l’époque à laquelle se déroule l’histoire en justifiant votre réponse. Notez votre réponse au crayon de papier dans la leçon.

Une fois le travail fait, recopiez la correction dans votre leçon

On peut facilement penser à l’époque préhistorique à la lecture du texte (la tribu, les noms des îles) mais ce ne peut être cela car la mer des Caraïbes existait à cette époque alors qu’elle semble avoir disparu dans le texte. Ce doit donc être un futur dans lequel la mer s’est totalement asséchée.

2) Les personnages de la tribu

→ Répondez aux questions suivantes au crayon de papier dans la leçon :

1) Jusqu’à la ligne 16, quelle est l’organisation hiérarchique de la tribu, c’est à dire comment ses membres sont-ils organisés par ordre d’importance ? Qu’est-ce qui justifie ce fonctionnement ? Justifiez grâce à un passage du texte.
2) Pourquoi Thôz s’incline-t-il devant « le vieux » ? Quels sont les signes de son pouvoir ?
3) Qu’est-ce qui montre l’absence d’intelligence des membres de la tribu ?

Une fois le travail fait, recopiez la correction dans votre leçon

Hiérarchie de la tribu : Thôz ; les hommes chasseurs ; les femmes ; les enfants. C’est la force physique qui en justifie le fonctionnement (« Thôz était grand et fort, le plus fort de tous ») ainsi que l’importance pour la survie du groupe.

Thôz s’incline devant « le vieux » car il a la connaissance (« Celui-qui-sait-tout »). Les signes de son pouvoir sont les objets offerts par les dieux et le collier de vertèbres qui concentre les pouvoirs des ancêtres.

Les membres de la tribu se comportent comme des sauvages primitifs, ils ne savent pas cuire la viande, ils se brûlent les doigts dans la braise et ils n’ont aucune mémoire (« le passé devenait brumeux au-delà de quelques saisons »).

3) La narration

1) Qui est le narrateur dans cette histoire, celui qui raconte ?
2) Quel est le temps verbal le plus utilisé dans cet incipit ?
Quelles sont ici les valeurs de ce temps ?     
Leçon sur l’imparfait→   http://paratexte.fr/2020/04/26/imparfait/
3) Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le monde des hommes se transforme ainsi ? Répondez à cette question en cinq lignes en essayant de proposer une réponse la plus réaliste possible.

Une fois le travail fait, recopiez la correction dans votre leçon

Nous ne savons pas qui raconte, c’est une voix que nous appellerons le narrateur.

Les verbes sont essentiellement à l’imparfait. Cela est normal dans un début de récit puisque l’imparfait permet de poser le cadre d’une histoire. Dans ce texte, les valeurs de l’imparfait sont l’habitude et la description.

Plusieurs explications sont possibles si l’on part du monde d’aujourd’hui : une catastrophe écologique qui aurait détruit l’environnement de la Terre ; une guerre entre les Hommes qui les aurait amenés à détruire la Terre à l’aide d’armes destructrices ; …


Pour finir cette séance avant (ou pendant) les vacances, nous allons regarder un court métrage qui s’intitule : Greenlight. Cliquez sur le bouton en bas à droite pour basculer en plein écran.

 


 

→ Pendant les vacances, vous écouterez la première partie du roman Niourk. Cette lecture est décomposée en deux parties d’une demi-heure chacune. Dès nos retrouvailles, le lundi 26 avril, vous ferez un petit QCM non évalué pour déterminer si vous avez bien compris l’histoire.

  • Chapitres 1 à 8 :
  • Chapitres 9 à 18 :

Bonne vacances !