Le fait divers

Définition du fait divers, Wikipedia

Le fait divers, orthographié aussi fait-divers (événements appelés également les chiens écrasés en argot), est, en journalisme, un type d’événement qui n’est classable dans aucune des rubriques qui composent habituellement un média d’actualité (international, national, politique, économie, etc.) Par conséquent, les faits divers sont regroupés au sein d’une même rubrique, malgré l’absence de lien qui les unisse. Il s’agit généralement d’événements tragiques, tels que les crimes, les accidents, les larcins énonçables en trois lignes.


Nîmes : L’homme qui s’est suicidé au tribunal cherchait « des magistrats mafieux »

ENQUETE C’est ce qu’indiquent les premiers résultats de l’enquête qui a été ouverte

20 Minutes avec AFP

Publié le 13/06/20 à 15h53 — Mis à jour le 13/06/20 à 16h40

Au palais de justice de Nîmes, vendredi. — PASCAL GUYOT / AFP

L’homme qui est parvenu vendredi à pénétrer armé dans le palais de justice de Nîmes avant de se suicider était un habitant de Lozère qui recherchait des « magistrats mafieux », selon des sources proches du dossier. Cet homme âgé de 46 ans est entré dans la cour d’appel vers 08 h 10 par une porte réservée aux fonctionnaires et magistrats du palais de justice et qui s’ouvre normalement avec un badge, selon les premières investigations.

Il a caché un fusil de chasse dans un sac et dissimulé des munitions au niveau de ses jambes et de sa ceinture avant de parcourir pendant environ 10 minutes différents locaux de la cour d’appel, notamment le greffe civil. Selon les mêmes sources et des témoignages recueillis par un correspondant de l’AFP, l’intrus armé a parlé avec certains membres du personnel, demandant notamment à voir un haut magistrat qui a changé de poste et « des magistrats mafieux ».

Une enquête pour « recherche des causes de la mort »

A un huissier lui demandant ce qu’il fait là, l’homme a répondu simplement « Ta gueule ». L’huissier a alors donné l’alerte et la police a été prévenue vers 08 h 20. Le palais de justice avait alors été évacué et le quartier bouclé par les forces de l’ordre. Devant plusieurs témoins, l’homme a alors retourné son arme contre lui devant les grands escaliers de la cour d’appel, à deux pas de l’entrée de la salle d’assises. Une enquête pour « recherche des causes de la mort » est ouverte, a indiqué vendredi le procureur de la République Eric Maurel, qui a confié l’enquête à la direction départementale de la sécurité publique de Nîmes.

L’homme a été identifié vendredi soir et une lettre-testament dont on ne connaît pas la teneur à ce stade a été retrouvée dans son véhicule garé au parking des Arènes, face au palais de justice, selon des sources proches du dossier.


Ils s’emparent d’une œuvre au musée du Quai-Branly au nom de la «dépossession de l’Afrique»

Les cinq hommes, dont l’un se présentait comme ressortissant de la République Démocratique du Congo, ont été interpellés. L’œuvre n’aurait pas été dégradée.

Cinq hommes ont pénétré au sein du Musée du Quai-Branly avant d’arracher un poteau funéraire pour protester contre la « dépossession de l’Afrique ». LE PARISIEN/OLIVIER BOITET

Par Le Parisien avec AFP

Le 12 juin 2020 à 22h08, modifié le 13 juin 2020 à 10h12

Le lieu venait de rouvrir il y a cinq petits jours. Un groupe de cinq hommes, dénonçant la « dépossession de l’Afrique de ses richesses », est entré vendredi au Musée du Quai-Branly à Paris, où ils ont arraché de son socle un poteau funéraire Bari du XIXe siècle, avant d’être interpellés par la police. Une plainte a été déposée par le musée et une enquête de police est en cours, indique-t-on au Quai Branly, où l’on ne souhaite faire aucun commentaire.

« Cinq individus ont été interpellés et placés en garde à vue des chefs de « tentative de vol en réunion d’un objet mobilier classé »», indique le parquet de Paris, qui a confié l’enquête au commissariat du VIIe arrondissement.

Ils se sont filmés longuement après avoir pénétré dans le musée rouvert depuis mardi, selon la vidéo postée en ligne. On y voit l’un des cinq hommes, qui se présente comme un ressortissant de la République Démocratique du Congo, desceller le poteau funéraire, aidé par un autre, avant de l’emmener dans les couloirs.

Une « atteinte au patrimoine »

Pendant qu’il est filmé, l’homme hurle ses critiques contre la France : « Nous avons décidé de récupérer ce qui nous appartient ». « Ces biens nous ont été volés sous la colonisation. On part avec notre bien, on le ramène à la maison », répète-t-il aux gardiens qui les apostrophent et tentent de les retenir. À la fin, la police vient les interpeller.

Le ministre de la Culture Franck Riester condamne dans un communiqué « avec la plus grande fermeté » ces actes « qui portent atteinte au patrimoine ». Il relève que ces hommes « ont formulé des messages à caractère politique et contesté la présence de cette œuvre, et d’autres, dans les collections françaises ».

« Si le débat sur les restitutions d’œuvres issues du continent africain est parfaitement légitime, il ne saurait en aucun cas justifier ce type d’actions », ajoute Franck Riester. Et le ministre d’ajouter : « L’œuvre ne semble avoir subi aucune dégradation importante et le musée va prendre sans délai toute mesure pour mener à bien les éventuelles restaurations requises. »