Placez le texte de votre aventure ci-dessous :
#1
La Maison dans la brume
La route de montagne s’étire sous la pluie. Vous êtes épuisé car vous conduisez depuis des heures, seul, pour fuir une rupture qui a tout englouti. La radio grésille, votre téléphone n’a plus de réseau.
Un panneau rouillé surgit dans la lueur des phares : "Vallon-des-Brumes 2 km".
Soudain, le moteur tousse. Puis s’arrête.
Au loin, sur la colline, vous apercevez une silhouette de pierre, une maison, haute et sombre surmontée d’une cheminée éteinte, → Vous décidez d’y aller à pied.*2 → Vous restez dans la voiture en espérant qu’elle redémarre.*3 #2 Le vent sent la terre et le fer. Vous avancez dans la brume sur un chemin de gravier qui mène à un portail entrouvert. Sur une pancarte à demi effacée, on devine :
"Propriété des Laurens — Défense d’entrer."
Vous frissonnez car le portail grince quand vous le poussez. → Vous frappez à la porte.*4 → Vous décidez de faire le tour du jardin.*5 #3 Vous restez dans la voiture, mais la pluie devient plus forte. Dans le rétroviseur, vous distinguez une sombre silhouette, debout, sur la route, immobile. Elle est trop loin pour que vous puissiez distinguer son visage, mais elle semble… vous regarder. → Vous sortez vérifier.*17 → Vous verrouillez les portes et attendez.*6 #4 La porte s’ouvre lentement, comme si on vous attendait. Une odeur de bois humide et de métal rouillé vous enveloppe.
Le hall est éclairé par une unique lampe à huile, vacillante. Sur une table : un cadre photo renversé. → Vous le redressez.*7 → Vous ignorez l’objet et explorez la maison.*8 #5 Le jardin est envahi de broussailles. Vous remarquez une balançoire qui bouge toute seule, grinçant faiblement. Pas d’inquiétude, ce ne peut être que le vent. Derrière la maison, la porte défoncée d’un garage laisse filtrer une odeur âcre. → Vous vous vous faufilez dans le garage.*21 → Vous retournez à la porte principale.*4 #6 Les vitres se couvrent de buée. Vous écrivez du doigt : “Il y a quelqu’un ?”
Une autre écriture, venue de l’extérieur, trace lentement sous la vôtre :
“Entre.” → Vous fuyez la voiture.*17 → Vous restez paralysé.*10 #7 Vous retournez le cadre qui comporte une photo en noir et blanc montrant une famille : père, mère, fille. La maison derrière eux est exactement celle où vous êtes entré. Un détail cependant vous glace le sang : l’homme sur la photo vous ressemble à s’y méprendre. Serait-il possible que vous ayez eu de la famille proche dans cette région reculée sans même le savoir ? → Vous décidez de fouiller les autres pièces.*8 → Vous préférez quitter cette étrange maison.*11 #8 Le salon est figé dans le temps. Des journaux datés de 1956 couvrent la table. Vous entendez des pas au-dessus de vous, lents, mesurés. Pourtant, le plancher couvert de poussière ne montre aucune trace sous vos pieds. Un frisson vous parcourt, vous avez des sueurs froides.
Un escalier monte dans l’obscurité. → Vous montez lentement.*12 → Par sécurité vous préférez rester au rez-de-chaussée.*13 #9 Vous descendez dans la cave. Les marches sont humides, couvertes de mousse. Une ampoule nue oscille au plafond et clignote.
Au fond, une porte de métal. Derrière, vous entendez des coups étouffés. → Vous ouvrez la porte.*14 → Vous remontez en panique.*8 #10 La buée s’efface d’elle-même. Derrière la vitre, c’est vous. Vous, dehors. Le vrai vous ?
Le reflet sourit, alors que vous non.
La vitre se fissure d’un coup sec. La pluie s’arrête. → Continuer.*15 #11 Vous courez dans la nuit, mais le brouillard se referme sur vous. Au bout de quelques secondes, vous êtes totalement stupéfait : au travers des volutes blanches, la maison réapparaît devant vous, comme si elle vous suivait. → Vous osez y retourner.*8 → Vous continuez à fuir.*18 #12 À l’étage, les murs sont couverts de papier peint jauni. Une chambre d’enfant au bout du couloir. Tout est figé dans la pièce. Près de la fenêtre, un miroir. Sur le lit, un carnet entrouvert.
En lettres tremblées :
“Papa parle encore dans le miroir.” → Vous regardez dans le miroir.*15 → Vous décidez plutôt de descendre pour explorer le reste de la maison.*13 #13 Vous entrez dans une cuisine qui est étrangement intacte, comme si quelqu’un venait de partir, alors que le reste de la maison est délabré. Une assiette posée sur la table, encore chaude, fume doucement.
Vous entendez la radio crachoter. Une voix dit :
« N’oublie pas qui tu es. »
La maison gronde, le plancher se met à trembler. → Vous fuyez dehors.*11 → Vous cherchez la source du son.*9 #14 La porte métallique s’ouvre sur une pièce vide, hormis un grand miroir fissuré. Dans le reflet, la maison est propre, lumineuse — et une femme vous y attend, souriante.
« Tu es enfin rentré », murmure-t-elle. → Vous touchez le miroir.*15 → Vous reculez.*16 #15 TRMBLRVotre main passe à travers le verre. Une sensation froide vous traverse le corps. L’autre monde vous attire.
Vous voyez la maison de la colline telle qu’elle fut : la famille, les rires, les repas, la lumière…
Puis tout s’assombrit.
Votre reflet reste derrière la vitre, et vous comprenez : vous avez pris sa place. → Continuez.*20 #16 TRMBLRVous reculez. Le miroir vibre, puis se brise. Les éclats tombent en silence. Dans chaque morceau, un fragment de vous, figé, vous regarde.
Une fissure court sur le mur : on dirait une veine, ou une cicatrice. → Continuez.*19 #17 Vous êtes seul dans la brume. Vous vous avancez sur un sentier qui semble monter sur la colline. → Continuez.*2 #18 Vous vous retournez et fuyez en courant à perdre haleine. Cela contredit toute logique… La maison ne peut être là… Quelle est cette folie ? Le brouillard devient opaque, presque solide. Alors que vous voyez surgir le bord de la route à vos pieds, vous trébuchez et tombez sur le sol.
Quand vous vous relevez, la route a disparu. Seule la maison reste, au centre d’un vide blanc. → Continuez.*19 #19 Le monde s’effrite. Tout devient silence et lumière. Vous sentez que quelque chose — ou quelqu’un — vous regarde.
Une phrase s’impose dans votre tête :
“Tu étais déjà ici.” → Continuez.*20 #20 Vous vous réveillez dans un lit d’hôpital. Une infirmière sourit :
« Vous avez eu un accident de voiture monsieur. Vous êtes resté inconscient pendant deux jours. »
Quel soulagement, tout cela n’était qu’un mauvais rêve.
Pourtant, sur la table de chevet, un objet attire votre regard : une photo en noir et blanc, posée dans un cadre ancien.
Une famille souriante.
Et au centre, un homme qui vous ressemble étrangement.
Derrière la photo, une inscription gravée :
“Maison des Laurens — 1956.” #21 Le garage est en désordre, des outils rouillés sont étalés partout. Une porte semble permettre d’entrer dans la maison.
Soudain, un moteur se met à tousser, démarre et rugit dans un bruit infernal. Un tourbillon suffocant enfume toute la petite pièce. → Vous vous précipitez vers la porte.*4 → Terrorisé, vous vous enfuyez.*11
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