Activité 1 : lecture d’un texte qui apparait
→ Objectif : améliorer la vitesse de lecture.
Lisez à voix haute le texte 6, Le Corbeau et la civette, Conte des Mille et unes nuits, en suivant l’apparition des caractères. Commencez très lentement, puis ajustez la vitesse afin de pouvoir suivre confortablement le texte.
Activité 2 : lire des mots difficiles
→ Objectif : améliorer la capacité de lecture.
Lisez chaque mot à voix haute, puis vérifiez que vous l’avez bien prononcé. Aujourd’hui vous avez tous les mots de l’exercice à prononcer.
Activité 3 : lire rapidement des mots
→ Objectif : améliorer la rapidité du déchiffrage
Lisez trente mots à voix haute le plus vite possible. Pour changer de mot, cliquez sur le bouton « mot suivant ».
Activité 4 : lire un texte en respectant le rythme et en travaillant l’intonation
→ Objectif : lire avec expressivité et respecter le rythme du texte
Lisez chaque extrait à voix haute. Écoutez ensuite l’enregistrement et essayez de relire le texte en imitant l’intonation et le rythme utilisés par la lectrice.
Le Papa de Simon, Guy de Maupassant
Extrait 11
Mais Simon tout à coup cessa de sangloter. Une rage l’affola. Il y avait des pierres sous ses pieds ; il les ramassa et, de toutes ses forces, les lança contre ses bourreaux. Deux ou trois furent atteints et se sauvèrent en criant ; et il avait l’air tellement formidable qu’une panique eut lieu parmi les autres. Lâches, comme l’est toujours la foule devant un homme exaspéré, ils se débandèrent et s’enfuirent.
Resté seul, le petit enfant sans père se mit à courir vers les champs, car un souvenir lui était venu qui avait amené dans son esprit une grande résolution. Il voulait se noyer dans la rivière.
Il se rappelait en effet que, huit jours auparavant, un pauvre diable qui mendiait sa vie s’était jeté dans l’eau parce qu’il n’avait plus d’argent. Simon était là lorsqu’on le repêchait ; et le triste bonhomme, qui lui semblait ordinairement lamentable, malpropre et laid, l’avait alors frappé par son air tranquille, avec ses joues pâles, sa longue barbe mouillée et ses yeux ouverts, très calmes. On avait dit alentour : « Il est mort. » Quelqu’un avait ajouté : « Il est bien heureux maintenant. » – Et Simon voulait aussi se noyer parce qu’il n’avait pas de père, comme ce misérable qui n’avait pas d’argent.
Extrait 12
Il arriva tout près de l’eau et la regarda couler. Quelques poissons folâtraient, rapides, dans le courant clair, et, par moments, faisaient un petit bond et happaient des mouches voltigeant à la surface. Il cessa de pleurer pour les voir, car leur manège l’intéressait beaucoup. Mais, parfois, comme dans les accalmies d’une tempête passent tout à coup de grandes rafales de vent qui font craquer les arbres et se perdent à l’horizon, cette pensée lui revenait avec une douleur aiguë : – « Je vais me noyer parce que je n’ai point de papa. »
Il faisait très chaud, très bon. Le doux soleil chauffait l’herbe. L’eau brillait comme un miroir. Et Simon avait des minutes de béatitude, de cet alanguissement qui suit les larmes, où il lui venait de grandes envies de s’endormir là, sur l’herbe, dans la chaleur.