Les propositions, dans une phrase complexe, peuvent être liées par coordination, juxtaposition ou bien subordination.
I. Règles générales
La proposition subordonnée dépend d’une proposition principale, elle lui est subordonnée (sub / ordonnée = sous / l’ordre).
On la repère facilement car elle se trouve toujours derrière le subordonnant (mot qui relie les subordonnées : parce que… ; même si… ; …).
Paul travaille pendant que Lisa se repose.
………………….| Prop. subordonnée
Attention : certaines subordonnées peuvent se placer en début de phrase, la phrase commence alors par le subordonnant.
Depuis que son père était parti, elle ressentait une grande tristesse.
Prop. Subordonnée |
II. Les différentes classes de subordonnées
Ce chapitre présente 4 classes de subordonnées.
Pour les distinguer, il faut observer le subordonnant qui les introduit et déterminer ce qu’elles complètent dans la principale.
| Conjonctive complétive | Interrogative indirecte | Circonstancielle | Subordonnée relative | |
| Subordonnant | que | mot interrogatif : qui, que, quoi, lequel, si, comment, pourquoi, … | parce que, lorsque, pendant que, de sorte que, afin que, si, bien que, … | pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, … |
| Complète | le verbe | le verbe | la phrase | un nom |
1) La proposition subordonnée conjonctive complétive
Cette subordonnée commence toujours par le mot que et elle complète un verbe qui semble l’appeler : croire que… ; penser que… ; vouloir que… ; espérer que… ; dire que… ; raconter que… ; …
Paul croit que tu ne viendras pas. Je pense qu’il a tort. J’espère que nous pourrons nous voir pendant les vacances.
Sa fonction est complément d’objet.
2) La proposition subordonnée interrogative indirecte
Cette subordonnée commence par un mot interrogatif (qui, à quoi , lequel, quand, comment, pourquoi, si, …) et elle complète un verbe qui indique souvent une parole (se demander, expliquer, ignorer, ne pas savoir, …).
Comme son nom l’indique, c’est une interrogation au style indirect.
Je me demande pourquoi il n’est pas venu. Élise explique comment elle a réussi son exercice. J’ignore si nous pourrons travailler ensemble.
Sa fonction est complément d’objet direct.
3) La proposition subordonnée circonstancielle
Cette proposition commence par un subordonnant circonstanciel (quand, lorsque, parce que, de sorte que, pour que, si, à condition que, ...) et elle complète la phrase de sorte que l’on peut la déplacer et / ou la supprimer.
Il est en retard parce que son réveil n’a pas sonné.
→ Parce que son réveil n’a pas sonné, il est en retard.
Pierre a beaucoup travaillé de sorte qu’il a réussi ses examens.
→ Pierre a beaucoup travaillé.
Les différentes circonstances :
– le temps : quand, lorsque, …
– La cause : parce que, puisque, …
– La conséquence : de sorte que, …
– Le but : pour que, afin que, …
– La condition : si, à condition que, …
– La comparaison : comme, plus… que , moins… que , aussi… que , …
– L’opposition, la concession : bien que, quoique, quelque que, si… que , …
Sa fonction est complément circonstanciel.
4) La proposition subordonnée relative
Cette proposition commence par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, à laquelle, auquel, desquelles, duquel, …) et elle complète un nom car elle fait partie d’un groupe nominal étendu.
Le livre que tu m’as prêté est palpitant. La maison à laquelle je pense se trouve à l’entrée du village. Voici l’homme dont je t’ai parlé.
Sa fonction est complément du nom (de l’antécédent).
Pour aller plus loin
Il existe d’autres classes de subordonnées.
5) La proposition subordonnée infinitive
C’est une proposition qui complète le verbe de la principale (verbe de perception, de jugement). Son verbe est à l’infinitif et il a son propre sujet.
Je regarde Paul travailler.
Sa fonction est complément d’objet direct.
6) La proposition participiale
C’est une proposition qui complète le verbe de la principale. Son verbe est au participe (présent ou passé) et il a son propre sujet.
Le temps aidant, elle l’oubliera.
Sa fonction est complément circonstanciel de cause ou de temps.